Quand la justice congolaise se mobilise face aux Injures publiques et discours haineux contre les responsables politiques

En 2 lignes

Le ministère de la Justice et Garde des Sceaux condamne les propos injurieux, diffamatoires et menaçants visant les institutions de la République et le Chef de l’État dans le cyberespace. Dans un communiqué publié le 11 mai 2026, il annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs de contenus incitant à la haine, à la violence et au trouble à l’ordre public.

05/12/2026

En bref

En République démocratique du Congo, une vague de propos qualifiés d’injures publiques et de discours haineux par le ministère de la Justice et Garde des Sceaux, visant des responsables politiques, notamment le président de la République Félix Tshisekedi, se propage sur les réseaux sociaux depuis le 06 mai 2026.

Cette vague de réactions intervient au lendemain d’une conférence de presse du chef de l’État, au cours de laquelle plusieurs sujets ont été abordés, notamment la sécurité, la diplomatie, la question de la Constitution ainsi que les enjeux sociaux.

Si les déclarations du président ont suscité des réactions diverses selon les sensibilités politiques, un autre sujet a particulièrement attiré l’attention sur les réseaux sociaux : les félicitations adressées par Félix Tshisekedi à l’artiste congolais Fally Ipupa après son double concert au Stade de France les 02 et 03 mai 2026, ainsi que l’annonce d’une prochaine décoration pour saluer son rayonnement artistique à l’international.

Cette annonce a provoqué de nombreuses réactions, notamment parmi certains fans d’artistes congolais, qui accusent les autorités de privilégier un seul artiste au détriment d’autres. Sur les réseaux sociaux, plusieurs publications ont alors relayé des propos « injurieux et parfois haineux » visant des responsables politiques, dont le président de la République en particulier (1, 2, 3, 4). 

Face à ces dérives numériques, le ministère de la Justice et Garde des Sceaux a, dans un communiqué publié ce lundi 11 mai 2026, condamné des propos jugés outrageants, menaçants et injurieux à l’encontre du chef de l’État, tout en rappelant les limites de la liberté d’expression dans l’espace numérique.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 022/DMK/CAB/ME/MIN/J&GS/2026

Le ministère met en garde contre « toute instrumentalisation de figures publiques à des fins d’incitation à la haine, de provocation à la violence ou d’atteinte à l’ordre public ».

Afin de freiner cette vague de contenus malveillants sur la toile, des injonctions ont été données aux autorités judiciaires compétentes pour engager des poursuites contre les auteurs des publications incriminées. Le communiqué précise que « les enquêtes devront permettre l’identification technique, numérique et judiciaire des personnes concernées, y compris celles opérant depuis l’étranger ».

Écrit par : Ravanelly Ntumba , relecture: Dinho Kazadi, Mise en ligne : Mado Sakaji

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