Elle a rappelé que « les conflits ne se jouent plus uniquement sur le terrain, mais également dans l’espace informationnel ». Une rumeur, une image sortie de son contexte ou une fausse accusation peuvent, selon elle, alimenter la peur, exacerber les tensions entre communautés et influencer les débats politiques, économiques et sociaux.
À cette réalité s’ajoute l’essor de l’intelligence artificielle, qui facilite la création de contenus manipulés de plus en plus crédibles. « Nous avons besoin de journalistes disposant des outils nécessaires pour poser une question toute simple, mais essentielle : « Est-ce vrai ? » », a-t-elle déclaré, soulignant que cette interrogation est aujourd’hui au cœur du métier de journaliste.
C’est dans cette optique que l’Allemagne soutient le projet mis en œuvre par Balobaki Check. Durant huit semaines, 60 journalistes issus de six médias de Kinshasa, Bunia et Kisangani seront formés aux techniques de vérification de l’information, à l’utilisation des outils numériques et à la détection des contenus générés ou manipulés par l’intelligence artificielle. Chaque rédaction bénéficiera également d’un journaliste référent chargé de promouvoir les bonnes pratiques de fact-checking.
« Car une démocratie vivante a besoin de citoyens qui peuvent se forger leur propre opinion. Et pour pouvoir le faire, ils doivent avoir accès à des informations fiables », a affirmé Sabine Mehnert, la chargée d’affaires de l’Ambassade d’Allemagne en RDC.
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Pour la diplomate, cette initiative dépasse largement le cadre du renforcement des capacités des professionnels des médias. Elle participe à la construction d’une société plus résiliente face aux manipulations de l’information.
« Ce projet ne concerne pas uniquement les journalistes. Il concerne aussi la cohésion sociale, la résilience de la société et, en définitive, la démocratie », a rappelé Sabine Mehnert.
La chargée d’affaires a également insisté sur le fait qu’une démocratie ne peut fonctionner pleinement que si les citoyens disposent d’informations fiables leur permettant de se forger une opinion éclairée. Elle a ainsi réaffirmé l’engagement de l’Allemagne en faveur de la liberté de la presse, du pluralisme des médias et d’un journalisme professionnel et indépendant.
Écrit par Ravanelly Ntumba, Relecture : Dinho Kazadi, Mise en ligne : Mado Sakaji



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