Le CSAC appelle les médias à garantir une information équilibrée et fondée sur « les faits »

En 2 lignes

Dans un communiqué publié le 22 juin 2026, le Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication ( CSAC ) a fixé des "lignes rouges" destinées à garantir l'intégrité de l'information et à préserver la paix en République démocratique du Congo ( RDC ).

06/23/2026

En bref

Alors que les discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution ou de l’organisation d’un référendum s'intensifient en RDC, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication ( CSAC) met en garde contre les discours de haine et les dérives médiatiques observés sur les réseaux sociaux et dans certains médias. L’autorité de régulation a publié une recommandation appelant au respect de l'éthique et de la déontologie professionnelles dans les débats publics relatifs au référendum et à la Constitution.

L’Assemblée nationale congolaise a adopté, le mardi 9 juin, la proposition de loi fixant les conditions d’organisation d’un référendum. Si la majorité estime que le débat est désormais ouvert, la coalition de l’opposition   « C64 » considère qu’une révision de la Constitution pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat du Président Félix Tshisekedi. C’est dans ce contexte qu’elle a organisé un sit in, le jeudi 12 juin, devant le Palais du peuple pour  marquer son opposition à cette initiative. 

De son côté, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) estime que, dans ce contexte de tensions politiques, elle ne voit “ ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité ” de modifier la Constitution. « La priorité aujourd’hui en RDC, c’est la paix, le bien-être social du peuple congolais, l’unité et la cohésion sociale », a-t-elle déclaré.

Dans ce climat de fortes divergences, les débats publics sur la question sont souvent marqués par des invectivesdes discours clivants et, dans certains cas, des propos à caractère séparatiste relayés sur les réseaux sociaux et dans certains médias.

 

Capture d’écran prise par Balobaki check, le lundi 22 juin 2026

Les faits :

L’autorité de régulation fixe des limites au débat public 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication ( CSAC) rappelle que les questions constitutionnelles doivent être abordées avec toute la hauteur de vue qu’exige leur importance pour la Nation. « Elles appellent des analyses fondées sur les faits, le droit, l’intérêt supérieur du pays et le respect des institutions de la République », indique l’autorité de régulation dans son communiqué.

Pour le CSAC, si la diversité des opinions constitue une  richesse pour la vitalité démocratique, elle ne saurait en aucun cas servir de prétexte à la diffusion de discours susceptibles d’inciter à la haine, à la violence ou à la division entre les congolais ».

À travers cette recommandation, l’instance de régulation entend freiner la propagation de contenus jugés préjudiciables à la qualité du débat public. Elle estime que certaines dérives observées dans l’espace médiatique congolais sont de nature à fragiliser la cohésion sociale et à menacer la sécurité des citoyens.

Écrit par Ravanelly Ntumba, Relecture: Kerene Yala,  Mise en ligne: Mado Sakaji

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