Rapport annuel 2026 JED : La fragilité des médias complique la lutte contre la désinformation sur Ebola

En 2 lignes

En deux lignes : Le rapport annuel 2026 de JED revient sur les pressions et les difficultés auxquelles font face les médias dans le contexte de la crise sanitaire liée à Ebola, et leurs conséquences sur l’accès à une information indépendante et fiable.

11/03/2026

En bref

Ce lundi 2 novembre, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes. L’ONG Journaliste en Danger (JED) a publié son rapport annuel 2026, intitulé « Rumeurs, légendes et complotisme sur Ebola : les médias sous pression face au virus de la désinformation ». Le rapport documente les menaces, les restrictions d’accès aux sources et la précarité des médias dans le contexte de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC).

Dans ce rapport annuel, JED retrace les principales difficultés rencontrées par les médias dans la couverture de la crise sanitaire liée à Ebola où rumeurs et propagation de fausses informations complexifient la riposte et exposent même les journalistes aux conséquences qui dans certains cas se sont révélées fâcheuses. 

L’organisation examine quatre mécanismes par lesquels le désordre informationnel, combiné aux difficultés d’accès aux services et à l’insécurité, peut entraver la réponse sanitaire contre Ebola. Le rapport cite entre autres conséquences : l’interruption des traitements et du suivi des contacts, le retard dans le recours aux soins, les difficultés liées aux enterrements sécurisés et les violences contre les équipes de riposte.

JED rappelle qu’en période de crise sanitaire, les médias remplissent au moins trois fonctions complémentaires : transmettre des informations pratiques dont la population a besoin, vérifier les affirmations en circulation et contrôler l’action des institutions. Pour remplir ce rôle, les journalistes doivent notamment bénéficier d’un accès aux sources et de garanties leur permettant de travailler en toute indépendance.

L’ONG souligne par ailleurs que la méfiance de certaines populations envers la riposte contre Ebola ne vient pas seulement des fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Elle exige aussi de la transparence, de l’écoute envers les communautés et des réponses à leurs préoccupations concrètes.

Le rapport recommande notamment la création d’un mécanisme national de protection des journalistes, un meilleur accès aux données sanitaires et budgétaires ainsi que le renforcement de l’indépendance économique des rédactions. 

Pour JED, la désinformation est un déni de l’information, elle doit être combattue par la rigueur, la transparence et le respect des droits jamais au prix du silence imposé aux journalistes.

Balobaki Check mobilisé contre Ebola

Depuis la déclaration officielle de la 17e épidémie d’Ebola, le 15 mai dernier, Balobaki Check intensifie ses efforts contre la désinformation liée à la maladie, en déconstruisant les fausses informations et en formant d’autres professionnels à la vérification des faits. Plusieurs cas de désinformation liés à Ebola ont notamment été documentés (1, 2, 3, 4, 5) 

Écrit par : Ravanelly Ntumba, Relecture Dinho Kazadi

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